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Militer concrètement pour les droits des animaux Sommaire Le tract est un composant essentiel de votre démarche d'information et de sensibilisation. Il permet au public de conserver une trace des raisons de votre présence dans la rue. La distribution de tracts est un art. Pour y parvenir, voici quelques conseils.
Vous pouvez aussi afficher des tracts sur les panneaux d’affichage autorisés dans des lieux publics tels que :
Essayez d’abord d’obtenir l’autorisation afin que votre tract ne soit pas enlevé. Affichez dans des endroits très passants. Pour coller des tracts à l’extérieur sur des supports autorisés, utilisez une brosse et de la colle à papier peint composée de farine et d’eau (donc sans aucun produit ou sous-produit d’origine animale). Appliquez une couche de colle sur la surface choisie, placez y le tract et repassez une couche de colle par dessus. Préférez les supports en bois, en métal ou en béton. Une pancarte est un grand poster ou une affiche de taille encore plus grande que l’on fixe sur un support en carton. Vous pouvez disposer d’une pancarte sur le stand où vous proposez des dépliants et brochures, l'utiliser en complément au cours d'un exposé ou bien encore demander la permission de l'accrocher dans un lieu public. Les pancartes attirent le regard et constituent un moyen non-agressif d'informer et de sensibiliser le public sur le thème des droits des animaux. Choisissez un thème général pour votre pancarte : la vivisection, l'élevage industriel, les produits testés sur les animaux, les cirques ou la chasse. Puis recherchez des clichés qui pourront illustrer votre sujet, ainsi que les expressions, les slogans et les phrases particulièrement pertinents et faciles à retenir. Vous trouverez un échantillon de slogans ici. Constituez-vous un dossier des bulletins, brochures et dépliants diffusés par le mouvement pour les droits des animaux et par la défense animale et qui sont d'excellentes sources de photographies et de textes en rapport avec le thème que vous développerez. Vous pouvez notamment utiliser ces différents supports pour faire un collage. Matériel et équipement nécessaires Vous pouvez vous procurer tout le nécessaire pour créer votre pancarte dans une boutique de décoration et une quincaillerie. Vous avez besoin des éléments suivants :
Organiser
le contenu de votre pancarte Une fois que vous avez réuni les photos et le texte pour votre pancarte, disposez ces éléments de manière attrayante. Commencez par disposer dans la partie supérieure un titre en grandes lettres, par exemple "Tests sur les cosmétiques : l’envers du décor !". Vous pouvez ensuite reproduire une citation forte ou mettre du texte au centre de la pancarte. Vous pouvez également disposer plusieurs textes de manière équilibrée à travers toute la pancarte. Assurez-vous que chaque texte ou paragraphe attirera l’œil depuis une distance raisonnable. Une pancarte réussie sur l'expérimentation animale peut comprendre des photos d'expérimentation accompagnées de quelques mots ou lignes de légende sous chaque cliché. Apportez des réponses aux questions les plus couramment posées sur la vivisection, soulignez les insuffisances de la législation en matière de protection des animaux ou décrivez crûment les expériences pratiqués sur les animaux. Indiquez systématiquement aux gens ce qu'ils peuvent faire pour aider, notamment acheter des produits de soins, de beauté et d’entretien non testés sur les animaux et privilégier les médicaments génériques dont la formulation est tombée dans le domaine public et ne nécessite pas d’expériences faites sur les animaux pour obtenir une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). Procédez comme suit :
Transformer un poster en pancarte Un poster sur les droits des animaux durera beaucoup plus longtemps si vous prenez le temps d’en faire une pancarte. Il vous suffit de coller le poster sur un morceau de contreplaqué de 6 ou 10 mm d'épaisseur. Recouvrez la photo avec un film plastique adhésif ou du Plexiglas mat puis encadre le tout à l’aide d’un jonc en plastique (tout comme pour fabriquer une pancarte). Les lieux d'affichage publics sont un excellent moyen pour toucher ou sensibiliser les gens. De nombreux endroits, notamment les bibliothèques, les supermarchés et les commerces locaux disposent d’un espace réservé à l'affichage. Renseignez-vous auprès du responsable pour connaître les modalités d’affichage. Vous aurez sans doute davantage de soutien si vous représentez une association plutôt qu'un seul individu. Soyez prêts à apporter quelques modifications à votre affiche, en fonction des objections que vous rencontrerez. Renseignez-vous également sur la place qui vous sera octroyée pour votre affichage. Vous êtes certains d'attirer l'attention lors de vos stands d’information si vous utilisez une pancarte, des produits (ou des emballages ou des conditionnements et/ou des échantillons de produits non testés sur les animaux ainsi que des dépliants et autres documents d'information. Dans tous les cas, vérifiez que le nom de votre association ou groupe ainsi que ses coordonnées sont bien visibles sur votre pancarte. N'hésitez pas à mentionner ou, mieux encore, à exposer des ouvrages traitant des droits des animaux et d'un thème spécifique comme l’expérimentation animale. Pas
indispensable de créer une association ou un groupe formel pour agir.
Vous pouvez déjà faire beaucoup par vous-même et avec quelques amis,
notamment en tenant des stands d’information. Afin de toucher un grand nombre de personnes, l'un des meilleurs moyens est d'installer un stand d'information dans un secteur très passant de votre ville. Choisissez un endroit où passent beaucoup de piétons et où les gens pourront vous voir. Renseignez-vous pour savoir où les associations ou groupes montent des stands et demandez une liste des festivals, foires et autres événements à votre Chambre du Commerce ou à votre Office du Tourisme. Toujours demander l'autorisation Après avoir choisi un bon emplacement pour votre stand, vous pouvez contacter votre mairie ou votre commissariat de police pour connaître la procédure à suivre pour tenir un stand. Ne pas demander une autorisation peut vous obliger à quitter les lieux sans délai sur demande de la police, pénaliser votre investissement et décourager les militants venus vous aider. Voici quelques questions à poser aux autorités :
Le nécessaire pour votre stand
Votre stand doit être propre et attractif. Enlevez les élastiques des brochures afin que les gens puissent en prendre une facilement. Surveillez votre boîte pour les dons pour que personne ne parte avec. Mettez un billet de cinq euros et un peu de monnaie dans votre boîte afin d'encourager les gens à donner ! Si les visiteurs semblent intéressés par votre stand, demandez-leur de vous communiquer leur numéro de téléphone et de s’inscrire pour figurer dans votre liste de diffusion et de contacts. Remerciez-les et expliquez-leur que vous les tiendrez au courant. Vous pouvez les encourager à vous aider en leur demandant de contacter leur député au sujet d’une proposition de loi spécifique (comme celle visant actuellement à interdire les corridas en France) ou d'une entreprise ou d’une organisation que vous ciblez plus particulièrement pour les sévices envers les animaux qu’elle cautionne ou pratique. Ne passez pas trop de temps avec une seule personne, cela risque de vous faire passer à côté d'autres personnes qui pourraient être intéressées. Soyez particulièrement vigilant sur le fait de ne pas dépenser trop de temps ni d'attention avec quelqu'un qui n'est pas d'accord avec vous ; vous risquez de faire partir des gens qui auraient surpris votre discussion. Au lieu de passer du temps à argumenter, il est préférable de synthétiser clairement votre point de vue, d'expliquer que vous regrettez ce point de désaccord avec votre interlocuteur puis de passer à quelqu'un d'autre aussi vite que possible. Vous pouvez vous sentir coupable de ne pas avoir insisté, mais développer ce genre de discussion sur un stand est une pure perte de temps et ne peut vous conduire qu’à passer à côté d'éventuels soutiens. Par dessus tout, n’oubliez pas de sourire, d'être courtois et d'être patient. Vous aussi, vous ignoriez auparavant les violences, sévices ou mauvais traitements infligés aux animaux. Expliquez à vos interlocuteurs que vous avez été comme eux, mais que, une fois conscient de la souffrance endurée par les animaux, vous avez décidé d'agir. Et qu’il est facile de changer de mode de vie et de comportement. D’ailleurs vous en êtes la preuve vivante ! L'idée
de prendre la parole devant un groupe peut vous terrifier, mais un jour
viendra où vous devrez prendre publiquement la parole pour aider les
animaux sur invitation ou de votre propre initiative. Si vous préparez
votre discours et répétez votre présentation, vous serez peut-être
toujours un peu anxieux, mais au moins, les gens vous écouteront. Préparer votre discours La première
chose à faire pour préparer un discours est d’en savoir plus sur les
personnes auxquelles vous allez vous adresser. Tâchez de déterminer
l’âge, le sexe, la religion, les activités et les opinions de votre
auditoire. Que connaissent-ils de votre sujet ? Avez-vous des
convictions ou des expériences communes ? Essayez de vous mettre à
leur place. Vous devez
également décider de la manière dont vous souhaitez toucher le
public. Que voulez-vous qu’il ressente, pense ou fasse après vous
avoir écouté ? Ne
craignez pas d’aliéner des gens en parlant du végétarisme ou de
l’abolition de la vivisection. Si vous ne les ouvrez pas à de
nouvelles idées, qui le fera ? La façon dont vous parlez est aussi
importante que ce que vous dites : une voix stridente ou une attitude
agressive écartera des gens tandis qu’une voie calme et des manières
cordiales inciteront les gens à interpeller plus facilement votre
auditoire. Avant de
commencer à écrire, faites une liste des 2 à 5 points essentiels que
vous souhaitez véhiculer. Vous aurez davantage de chances de convaincre
votre auditoire si vous ne vous en tenez pas à des généralités.
Recherchez, si nécessaire, quelques exemples précis pour illustrer vos
propos de façon concrète. Les
statistiques sont ennuyeuses si vous en abusez mais elles sont utiles
pour faire des comparaisons. Les gens se souviendront plus facilement
d’une information si elle est récente, pertinente et mise en relief
à l’aide de comparaisons frappantes. N’essayez
pas d’écrire et de corriger en même temps. Couchez les idées qui
vous viennent sans vous préoccuper de l’orthographe, de la
ponctuation, de la grammaire ni de quoi l’ensemble aura l’air. Vous
corrigerez plus tard. Utilisez de préférence un logiciel de traitement
de texte pour remanier ensuite à volonté votre contenu. Votre
discours sera plus percutant si vous préparez vos introductions, vos
conclusions et vos principales transitions jusqu’au dernier mot.
Organisez votre exposé de façon logique avec un début, un milieu et
une fin.
Vous
devriez connaître votre discours suffisamment pour pouvoir parler avec
naturel et ne consulter vos notes qu’occasionnellement. Répétez
votre discours au moins trois fois. Ne vous exercez pas assis. Soyez
debout. Travaillez une chose à la fois : les gestes, la voix, le
contenu, les supports visuels. Soignez particulièrement le début et à
la fin de votre intervention car c’est ce dont votre auditoire se
souviendra le mieux. Changez la formulation si vous trouvez qu’elle
n’est pas bonne. Supprimez ce qui ne vous plaît pas. Prononcez
votre discours devant une personne et demandez-lui de vous critiquer de
manière constructive. Quelques
conseils sur votre prestation Contrôlez
votre intervention. Marquez des pauses et variez le volume de votre voix
pour mettre l‘accent sur un point précis. Parlez distinctement, sans
avaler les mots. Si vous n’êtes pas sûr de votre ton ou de votre
rythme, enregistrez-vous afin de pouvoir juger de l’effet. Soyez
vous-même. Parlez avec les mots et le style qui vous sont habituels.
Rappelez-vous que vos gestes, votre posture et vos regards peuvent
ajouter à votre impact, mais assurez-vous qu’ils sont naturels et
appropriés. Prononcez votre discours en face d’un miroir pour
travailler votre gestuelle et le ton de votre voix. Assurez-vous que les
expressions de votre visage s’accordent avec ce que vous dites.
Utilisez vos gestes habituels mais rendez-les plus amples, pour les gens
qui sont au dernier rang. Avant de
commencer, respirez profondément puis décontractez-vous en relâchant
doucement votre souffle. Fixez votre regard sur un visage amical le
temps d’une phrase entière puis regardez quelqu’un d’autre. Ne
fixez ni le sol, ni le plafond et ne regardez pas qu’une seule
personne. Ne regardez pas non plus votre montre. Retirez-la et posez-la
sur le pupitre si besoin est. Le pupitre
est une barrière entre vous et votre auditoire. Servez-vous en pour y
poser vos notes et déplacez-vous autour. Vous pouvez toujours y revenir
pour vérifier vos notes si vous en avez besoin. N’oubliez pas
d’avoir une petite bouteille d’eau à portée de main au cas où
votre bouche deviendrait sèche. Ne partez
pas alors que la plupart des gens sont encore en train de vous
applaudir. Utilisation
de supports visuels Si votre
sujet est complexe, aride ou mal connu, les supports visuels, à
condition qu’ils renforcent votre point de vue, pourront contribuer à
illustrer votre propos. Les projections et les tableaux de conférence
ont chacun leur utilité selon les situations. Toutefois, n’en abusez
pas au risque de détourner l’attention du public. Lorsque
vous utilisez un support visuel, expliquez aux gens ce que vous leur
montrez. Résumez l’information, sans lire mot-à-mot. Si vous
projetez des diapositives, tenez-vous face à la salle et trouvez
quelqu’un pour manipuler le projecteur ou utilisez une télécommande.
Adressez-vous
au public, non pas au support visuel. Une séance
de questions-réponses rondement menée peut renforcer votre crédibilité,
faire la démonstration de vos connaissances et vous donner la chance de
préciser et de développer vos idées. Une séance mal conduite peut
vous décrédibiliser, vous faire perdre le contrôle de la situation et
donner à vos adversaires l’occasion de défendre leur point de vue. Essayez
d’anticiper les questions difficiles. Faites-vous l’avocat du diable
et prévoyez les questions de vos opposants. Ecrivez les questions les
plus redoutables auxquelles vous pouvez penser et les arguments les plus
solides pour y répondre. Répétez vos réponses à haute voix.
Demandez à vos amis de vous poser des questions hostiles et agressives
afin d’éviter de vous énerver lorsque vous vous retrouverez dans
cette situation. Souvenez-vous
que les questions difficiles ne sont pas nécessairement hostiles. Si
vous pouvez vous en souvenir, vous ne serez ni sur la défensive, ni
nerveux. Vous pouvez aussi gagner du temps pour réfléchir en répétant
ou reformulant la question. Ensuite, répondez à la question. Si une
personne se montre hostile, restez calme. Vous devez rester serein, même
si vous ne ressentez pas cet état. Ecoutez chaque question
attentivement, soyez plein de tact et évitez d’employer des termes
chargés d’émotion lorsque vous répondez. Tenez-vous en aux faits et
à ce que vous pouvez prouver. Répondez
en vous adressant à tout le public et non pas simplement à votre
interlocuteur du moment (en particulier si la question est hostile). Si
quelqu’un essaie de prendre le contrôle de votre intervention,
demandez-lui "Quelle est votre question ?" ou dites "Je
serais ravi d’écouter vos commentaires plus tard, mais nous devons
bientôt terminer maintenant ; passons à une autre question". Dans
tous les cas, évitez de faire monter la pression et dépassionnez le débat.
C’est vous qui devez garder le contrôle et qui êtes là pour enseigner
ou communiquer quelque chose au public. N’oubliez jamais que lorsque vous prenez la parole pour défendre la cause animale, vous faites ce qui est juste. Si vous parlez sincèrement et avec conviction, vous avez déjà gagné la moitié de la partie et vous toucherez votre auditoire. Il pourra repartir sans être d’accord avec vous, mais vous aurez semé dans son esprit une idée qui pourra faire son chemin. |
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